1euro.com, un crédit en ligne à utiliser avec précaution
Acheter sur Internet, ça va devenir encore plus facile avec 1euro.com, une facilité de paiement conçue par Cofidis spécifiquement pour le web. Son principal attrait: une réponse immédiate qui favorise l’achat d’impulsion. Mais attention aux risques…
Ceci est un article du journal l’expansion, rédigé par Gilles Musi le 09 du 06/2006. [source originale] que j’ai trouvé très intéressant, et j’ai donc jugé utile de vous en faire profiter par l’intermédiaire du blog. J’espère que vous apprécierez celui-ci à sa juste valeur.
« Je veux, je clique… ». Le slogan, séduisant et accrocheur, symbolise l’achat d’impulsion. Il résume la raison d’être d’1euro.com, une formule de crédit à la consommation destiné aux achats en ligne qui vient d’être lancée par Cofidis, une filiale du vépéciste 3 Suisses International. Partant du principe que la Toile constitue une place de marché extraordinaire mais plutôt réservée à ceux qui peuvent payer cash, les fondateurs d’1euro.com proposent désormais plusieurs formules de financement entièrement gérées sur le Net. Le crédit est en effet octroyé au moment même où la commande est passée auprès des sites d’e-commerce partenaires. Après avoir fait ses premières armes sur Matelsom, Son et Vidéo ou La Sélection Numérique, 1euro.com intensifie son déploiement à partir de juin, avec une forte campagne publicitaire à l’appui. Près d’une vingtaine d’e-commerçants ont déjà choisi d’adopter cette solution dont PriceMinister, TopAchat Clust, Sononet, Meubles.com ou Compumarket.
L’idée est pertinente. A part le paiement échelonné sans frais proposé par quelques cybermarchands, le crédit à la consommation n’existe pratiquement pas sur la Toile. Inconvénient de taille qui conduit 39% des clients (données Acsel, Benchmark Group) à se tourner vers les circuits de distribution traditionnels avec les contraintes que cela suppose quant aux formalités (délais, montant du crédit octroyé supérieur au montant de l’achat…).
La situation semble d’autant plus paradoxale que le commerce électronique français, avec un chiffre d’affaires de 8,7 milliards d’euros en 2005, en croissance de 53% (chiffres Fevad) est aujourd’hui arrivé à maturité. Or, parmi les services les plus appréciés par les cyberacheteurs, le paiement fractionné arrive en troisième position juste derrière la garantie « satisfait ou remboursé » et la livraison express. D’ailleurs, selon une enquête réalisée par TNS Sofres pour Cofidis, 59% des cyberacheteurs seraient prêts à acheter plus souvent en ligne s’ils pouvaient bénéficier de facilités de paiement. Et, toujours selon cette étude, un client disposant d’une facilité de paiement dépense en général 20 à 30% de plus qu’un autre client.
C’est évidemment parfait pour la croissance de l’e-commerce; ça l’est peut-être un peu moins pour la situation financière des consommateurs. Car les filtres liés à l’endettement mis en place par 1euro.com se bornent simplement à deux recherches, l’une sur le fichier Cofidis, l’autre sur celui de la Banque de France qui détermine si le client est interdit bancaire ou pas. « Insuffisant », estime Vanessa Dagand, chargée de mission Banque à l’UFC-Que Choisir, qui se dit « méfiante vis à vis du produit, dans la mesure où aucune vérification n’est faite par rapport à la solvabilité du client au moment de la signature du contrat ».
L’endettement des foyers français représentait à la mi-2005 62% du revenu disponible. Et, selon les statistiques de la Banque de France, le taux d’endettement dans l’hexagone a augmenté en 10 ans de plus de 13%, dont 5 points depuis la fin 2003. L’an dernier, « 182.000 dossiers ont été déposés en commission de surendettement, et près de 70.000 depuis le début de cette année. Or, c’est le crédit revolving qu’on rencontre le plus souvent dans ces dossiers », rappelle Vanessa Dagand. Précisément la formule adoptée par 1euro.com, une réserve mise à disposition qui se reconstitue automatiquement à chaque décaissement. « Sur ce point, leur offre n’est pas claire et nous craignons que les clients considèrent le produit comme un paiement échelonné. Or c’est un crédit, qui plus est, très cher », souligne Vanessa Dagand. « Le TEG (Taux effectif global, Ndlr) appliqué de 17,99% n’est pas une bagatelle, quand ceux des circuits bancaires classiques ne dépassent pas plus de 12% », renchérit Reine-Claude Mader, présidente de l’association de consommateurs CLCV. Et cette dernière d’ajouter que Cofidis est la société de crédit avec laquelle l’association rencontre le plus de problèmes…
Ceci est un article du journal l’expansion, rédigé par Gilles Musi le 09 du 06/2006. [source originale] que j’ai trouvé très intéressant, et j’ai donc jugé utile de vous en faire profiter par l’intermédiaire du blog. J’espère que vous apprécierez celui-ci à sa juste valeur.
Related posts:
- Paypal souhaite proposer un crédit en ligne
- 1euro.com passe le cap des 250 partenaires
- Le paiement à crédit accroît le chiffre d’affaires du cybermarchand
- Tentative de phishing à l’encontre des utilisateurs de 1euro.com
- 1euro.com s’ouvre enfin au marché Belge !
- WeXpay : Faire ses achats en ligne avec de l’argent liquide !
- Payement en ligne par téléphone mobile avec NRJ Mobile
- Gestion des paiements en plusieurs fois chez Oxatis
- Du sur mesure en ligne avec FAO schwartz
- Paypal optimise la séurité avec le rachat de fraud science


Certaines banques proposent des prêts modulables dont les remboursements mensuels peuvent être revus à la hausse ou à la baisse en fonction de l’évolution de vos revenus.
http://www.ideesmaison.com/Eco.....rence.html